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Traitement immunosuppresseur Crohn : Guide complet

Écris par
Lucas Hougnon
Mise à jour le
19/12/24 15:47

Savez-vous que les immunosuppresseurs peuvent éviter la chirurgie dans 70 à 80% des cas de poussées sévères de rectocolite hémorragique ? C'est une donnée clé. Elle montre comment ces médicaments sont importants contre la maladie de Crohn et d'autres MICI.

Traitement immunosuppresseur Crohn

Ce guide va tout vous dire sur les immunosuppresseurs et la maladie de Crohn. On verra comment ils fonctionnent, leur efficacité, les risques, et les nouvelles avancées. L’idée est que vous compreniez bien cette option pour soigner la maladie.

Points clés à retenir

  • Les immunosuppresseurs sont de plus en plus utilisés pour traiter la maladie de Crohn
  • Ils agissent en réduisant l'inflammation intestinale et la réponse immunitaire excessive
  • Les thiopurines et le méthotrexate sont les principaux immunosuppresseurs utilisés
  • Leur pleine efficacité est atteinte après quelques mois de traitement
  • Une surveillance médicale régulière est nécessaire pendant le traitement
  • De nouveaux traitements comme les anti-JAK offrent une efficacité plus rapide
  • Le suivi et l'ajustement du traitement sont essentiels pour optimiser son efficacité

Introduction aux traitements immunosuppresseurs pour la maladie de Crohn

Les immunosuppresseurs sont clés pour lutter contre la maladie de Crohn. Ils sont essentiels pour maintenir la santé de ceux affectés par cette maladie de l'intestin. Beaucoup de patients dépendent de ces médicaments pour contrôler l'inflammation.

Définition des immunosuppresseurs

Ces médicaments baissent l'activité du systeme immunitaire. Dans le cas de la maladie de Crohn, ils aident à réduire l'inflammation dans l'intestin. Cela arrive quand le corps combat de façon erronée son propre tissu.

Rôle dans le traitement de la maladie de Crohn

Ils sont utilisés pour maintenir les patients en rémission. Leur action est lente et maximale après quelques mois.

Évolution de leur utilisation

La science a montré qu'ils sont bénéfiques sur le long terme:

  • Une étude révèle qu'environ 80% des patients étaient encore en rémission après 5 ans avec l'azathioprine.
  • L'azathioprine a aussi grandement baissé la nécessité d'une colectomie chez ceux qui en prenaient depuis un an.
  • Combinés à des anti-TNF, les résultats sont meilleurs qu'avec un seul type de médicament.

Un suivi médical strict est nécessaire. Des analyses de sang régulières et des limitations sur les vaccins aident à réduire les risques. Ça aide à tirer le meilleur parti du traitement.

ImmunosuppresseurEfficacitéPosologieAzathioprine54% cicatrisation muqueuse (iléites)2 à 2,5 mg/kg/jourMéthotrexateEfficace en induction et maintenance25 mg/semaine (induction), 15 mg/semaine (maintenance)6-mercaptopurine70% cicatrisation muqueuse (colites)Dosage individualisé

Les principaux immunosuppresseurs utilisés dans la maladie de Crohn

Dans la lutte contre la maladie de Crohn, certains médicaments sont essentiels. Parmi ces médicaments, on trouve les thiopurines, le méthotrexate, la ciclosporine et les anti-TNF. Ces traitements aident à contrôler l'inflammation dans les intestins.

Les thiopurines, dont l'azathioprine (IMUREL), sont souvent recommandées. Elles limitent l'action de notre système de défense, réduisant l'inflammation. Ce médicament est prescrit sous forme de comprimés, qui sont remboursés à 100% par la sécurité sociale.

Le méthotrexate fait partie des traitements très efficaces. Il empêche la croissance des cellules immunitaires qui causent l'inflammation. Mais son usage demande un suivi médical serré pour éviter des effets secondaires.

La ciclosporine est destinée aux cas graves de rectocolite hémorragique qui ne répondent pas aux corticoïdes. Elle arrête la production de molécules inflammatoires. Ce qui permet à 70 à 80% des patients de connaître un soulagement rapide.

Enfin, les anti-TNF, comme l'infliximab, agissent sur une protéine particulière, le TNF. Cette protéine est impliquée dans les réactions inflammatoires. Ces médicaments sont choisis quand d'autres traitements n'ont pas marché.

ImmunosuppresseurMécanisme d'actionIndication principaleThiopurinesRéduction de l'activité immunitaireMaladie de Crohn modérée à sévèreMéthotrexateInhibition de la prolifération cellulaireMaladie de Crohn réfractaireCiclosporineBlocage de la production de cytokinesRectocolite hémorragique sévèreAnti-TNFCiblage du facteur de nécrose tumoraleMaladie de Crohn réfractaire

Tous ces traitements doivent être suivis de près à cause de leurs effets secondaires. Le choix d'un traitement dépend de la gravité de la maladie, de comment le patient réagit au traitement, et de ses antécédents médicaux.

Mécanismes d'action des immunosuppresseurs

Les immunosuppresseurs aident énormément à soigner la maladie de Crohn. Ils visent à calmer l'inflammation dans les intestins. Ainsi, ils limitent l'évolution de la maladie. Comprendre comment ils agissent est important pour mieux les utiliser dans ce cas.

Inhibition de la réponse immunitaire

Ces médicaments réduisent ce que fait notre système de défense. Dans la maladie de Crohn, il attaque les intestins à tort. En les utilisant, on peut calmer ces attaques. Cela aide à sentir moins de douleurs et à éviter des blessures aux intestins.

Réduction de l'inflammation intestinale

L'inflammation est un gros problème dans la maladie de Crohn. Les immunosuppresseurs se dirigent vers ce type de réaction du corps. Les anti-TNF, par exemple, bloquent une protéine qui cause l'inflammation. Cela aide vraiment à diminuer l'inflammation dans les intestins.

Impact sur la progression de la maladie

Ces médicaments peuvent vraiment changer le cours de la maladie de Crohn. Des recherches indiquent que commencer un traitement rapide peut aider. Surtout, les biothérapies comme les anti-TNF utilisées les deux premières années après le diagnostic. Elles peuvent éviter des problèmes plus graves par la suite.

Les effets des immunosuppresseurs dépendent de chacun. Par exemple, quelques personnes qui prennent des corticoïdes en ont toujours besoin. Elles passent alors à d'autres médicaments comme l'azathioprine ou le méthotrexate. Ces traitements sont aussi très utiles pour maîtriser l'inflammation et garder la maladie en rémission.

Traitement immunosuppresseur Crohn : efficacité et bénéfices

Les immunosuppresseurs ont changé la vie des malades de Crohn. Ils réduisent l'inflammation dans l'intestin. Les biothérapies, apparues dès 2000, ont amélioré le traitement.

Les anti-TNF stoppent l'action du TNFα, un facteur inflammatoire. L'infliximab, l'adalimumab et le golimumab font partie de cette catégorie. Ils agissent jusqu'à 3 mois après une seule dose. Ils aident beaucoup les patients souffrant de la maladie de Crohn.

Des études montrent combien ces traitements sont efficaces. Par exemple, presque la moitié des patients traités à l'adalimumab ont maintenu une rémission à un an.

Le vedolizumab et l'ustékinumab fonctionnent bien aussi. En 2014, le premier a été approuvé en France pour traiter les poussées sévères. Même les patients résistant aux traitements habituels ou aux anti-TNFα peuvent bénéficier de ces médicaments.

Mais ces traitements ont des effets secondaires possibles. Une surveillance rapprochée est essentielle. Cela permet de profiter des avantages tout en minimisant les risques.

Effets secondaires et risques associés aux immunosuppresseurs

Les immunosuppresseurs sont importants pour soigner la maladie de Crohn. Mais ils peuvent causer des soucis. C'est pourquoi il est crucial de bien les connaître pour les patients et les docteurs.

Risques infectieux

L'utilisation de ces médicaments rend plus fragile face aux maladies. Il faut rester attentif aux signes d'une infection. Et surtout, consulter un médecin rapidement s'il y a des doutes. Les vaccins contenant des virus vivants sont dangereux à utiliser pendant ce traitement.

Complications potentielles à long terme

Prendre ces médicaments longtemps peut causer des problèmes. Par exemple, le risque d'avoir un lymphome à cause des thiopurines grandit après 50 ans. Surtout si on prend ces médicaments depuis longtemps. Chez les malades des MICI, l'azathioprine n'aide pas forcément à réduire le risque de cancer du côlon.

Surveillance médicale nécessaire

Si vous prenez des immunosuppresseurs, il est vital de voir régulièrement un médecin. Celui-ci doit vérifier votre sang souvent. Cela permet de changer le traitement si besoin et d'éviter des complications sérieuses.

TraitementEffets secondairesSurveillanceAzathioprineRisque accru de lymphome, infectionsNumération globulaire, fonction hépatiqueMéthotrexateToxicité hépatique, problèmes de fertilitéTests hépatiques, éviter en cas de projet de grossesseAnti-TNF alphaInfections opportunistes, réactions allergiquesDépistage de la tuberculose, suivi dermatologique

Même s'ils peuvent avoir des risques, les immunosuppresseurs aident vraiment dans la maladie de Crohn. Une étude a montré qu'avec l'azathioprine, 80% des patients restaient en rémission après 5 ans. C'était contre 40% de succès chez ceux qui avaient arrêté leur traitement.

Combinaison des immunosuppresseurs avec d'autres traitements

La combinaison thérapeutique aide beaucoup dans le traitement de la maladie de Crohn. Les immunosuppresseurs se mélangent souvent avec d'autres médicaments. Cela améliore le traitement sans augmenter trop les effets secondaires.

Ainsi, mélanger les immunosuppresseurs avec des corticoïdes ou des 5-amino-salicylés est une bonne idée. De nombreuses recherches montrent que ça marche mieux que de prendre juste un médicament. Par exemple, l'infliximab et l'azathioprine ensemble fonctionne mieux que si on les prend séparément.

Jetons un coup d'œil aux résultats les plus importants de ces combinaisons :

  • 56,8% des gens qui ont utilisé une combinaison étaient en rémission après 26 semaines sans prendre de corticoïdes. Ça marchait mieux qu'avec l'infliximab seul (44,4%) ou l'azathioprine seul (30%).
  • Les traitements combinés aident plus à cicatriser les muqueuses que les traitements seuls.
  • Dans la rectocolite hémorragique, 40% des personnes sous combinaison étaient en rémission après 16 semaines. C'était mieux que pour ceux qui avaient pris juste de l'infliximab (22%).

Mais, il faut être très vigilant avec les combinaisons de médicaments. Elles peuvent augmenter le risque d'infections et de cancer. Un suivi médical rigoureux est crucial pour diminuer ces risques.

Cas particuliers : grossesse, chirurgie et immunosuppresseurs

L'utilisation des immunosuppresseurs dans le cadre du Crohn est délicate dans certains cas. Il faut voir comment ajuster le traitement pour les femmes enceintes, lors de chirurgies et face à des complications.

Gestion des immunosuppresseurs pendant la grossesse

Les femmes Crohn enceintes doivent être surveillées de près. Le risque de rechute varie de 20 à 50% selon l'activité de la maladie. Adapter les immunosuppresseurs requiert une grande précaution. Voici quelques conseils :

  • La sulfasalazine et l'acide 5-aminosalicylique (5-ASA) sont sûrs à petite dose.
  • L'azathioprine et la 6-mercaptopurine peuvent être prescrits mais ils posent un risque de faiblesses immunitaires chez le bébé.
  • Il faut éviter le méthotrexate, car il peut nuire directement au fœtus.

Utilisation pré et post-opératoire

Avant une opération, ajuster les immunosuppresseurs est nécessaire pour guérir au mieux. Après, on les reprend doucement pour éviter les rechutes. Presque 2/3 des patients améliorent leur état grâce aux traitements anti-TNF contre les MICI.

Ajustements en cas de complications

Face à des effets indésirables des immunosuppresseurs, il faut agir vite. Voici ce qu'on peut faire dans quelques cas :

ComplicationAjustementInfections gravesSuspension momentanée du traitementLésions cutanéesChangement de dose ou de médicamentAnomalies hématologiquesPlus de suivi et ajustement en dose

Chaque cas doit être traité avec attention, en discutant avec le patient. Il est important d'écouter et de bien communiquer avec l'équipe soignante pour un traitement sûr et efficace.

Nouveaux traitements immunosuppresseurs : les anti-JAK

Les anti-JAK sont une grande nouveauté pour traiter les maladies intestinales. Tels que le Xeljanz, ils changent la donne par rapport aux médicaments traditionnels. En savoir plus sur ces traitements pourrait être utile.

Ces médicaments agissent en bloquant une voie spécifique. Ils diminuent la production de substances causant l'inflammation. Ce qui réduit l'inflammation rapidement par rapport aux méthodes usuels.

Des études montrent que le tofacitinib aide vraiment les patients. Voyez ces chiffres :

  • 18,5% et 16,6% en rémission à 8 semaines dans des grands essais
  • 40% toujours en rémission après 52 semaines dans une autre étude

Le filgotinib s'avère prometteur contre la maladie de Crohn aussi, avec 47% en rémission après 10 semaines.

Anti-JAKIndicationEfficacitéTofacitinib (Xeljanz)Rectocolite hémorragique40% de rémission à 52 semainesFilgotinibMaladie de Crohn47% de rémission à 10 semaines

Cependant, les anti-JAK peuvent poser des risques. Ils exigent une surveillance serrée, surtout pour les femmes enceintes. Malgré tout, ils ouvrent de nouvelles portes pour ceux sans traitement efficace.

Suivi et ajustement du traitement immunosuppresseur

Un suivi régulier chez le médecin est essentiel pour bien gérer la maladie de Crohn avec des immunosuppresseurs. L'objectif est d'atteindre une rémission profonde qui dure longtemps avant de changer le traitement. Chaque patient doit recevoir un traitement adapté à sa situation grâce à ce suivi.

Fréquence des consultations

La fréquence des visites chez le médecin dépend de l'état de la maladie et comment le traitement marche. En moyenne, les rendez-vous sont pris tous les 3 à 6 mois. Cela permet de vérifier si le traitement est efficace et de noter tout effet secondaire.

Examens de surveillance

Des examens réguliers sont faits pour contrôler le fonctionnement du foie, des reins et l'état du sang. Les analyses sanguines et la calprotectine fécale, un test remboursé en Belgique deux fois par an, aident à suivre l'inflammation. Ces examens aident à ajuster le traitement pour minimiser les risques.

Critères d'ajustement du traitement

Plusieurs choses influencent l'ajustement du traitement. Par exemple, une étude a montré que certains patients ne veulent pas arrêter le traitement s'ils croient que cela augmente le risque de rechute. Les chances de rechute sont plus fortes si des signes de la maladie persistent. Ces infos aident les médecins à prendre des décisions équilibrées pour garantir l'efficacité et la sécurité du traitement.

FAQ

Qu'est-ce que les immunosuppresseurs et quel est leur rôle dans le traitement de la maladie de Crohn ?

Les immunosuppresseurs sont des médicaments. Ils baissent les réactions du système immunitaire. On les emploie pour soigner la maladie de Crohn, afin de moins enflammer l'intestin. Ils arrêtent aussi l'agression du corps contre lui-même.

Quels sont les principaux immunosuppresseurs utilisés dans la maladie de Crohn ?

Les médicaments principaux sont les thiopurines comme azathioprine et 6-mercaptopurine. On utilise aussi le méthotrexate et la ciclosporine.

Comment les immunosuppresseurs agissent-ils dans la maladie de Crohn ?

Les immunosuppresseurs stoppent l'attaque trop forte du système immunitaire. Cela diminue l'inflamation dans l'intestin. Ils aident aussi à éviter les épisodes graves de la maladie.

Quels sont les bénéfices des immunosuppresseurs dans le traitement de la maladie de Crohn ?

Ces médicaments sont très utiles pour contrôler la maladie de Crohn sur le long terme. Ils permettent de moins enflammer l'intestin. On évite ainsi beaucoup de complications et la maladie reste tranquille plus longtemps.

Quels sont les risques et effets secondaires associés à l'utilisation des immunosuppresseurs ?

Prendre ces médicaments peut mener à des risques d'infections. Une vérification régulière par un médecin est vitale. On doit aussi surveiller les possibles problèmes à long terme de ces médicaments.

Les immunosuppresseurs peuvent-ils être combinés avec d'autres traitements ?

Oui, ils sont parfois associés à d'autres types de médicaments. Cela inclut les corticoïdes et les biothérapies. Cette fusion peut rendre le traitement plus efficace.

Comment gérer les immunosuppresseurs en cas de grossesse ou de chirurgie ?

Chaque cas de grossesse doit être bien étudié pour décider de l'utilité de ces médicaments. Avant et après une chirurgie, leur utilisation doit être pensée. Des actions spécifiques pourraient être nécessaires.

Qu'est-ce que les anti-JAK et quelle est leur place dans le traitement de la maladie de Crohn ?

Les anti-JAK, comme le tofacitinib (Xeljanz®), sont récents dans le traitement. Ils sont puissants comme les biothérapies. On croit qu'ils peuvent aider aussi dans la maladie de Crohn.

Comment se déroule le suivi et l'ajustement du traitement immunosuppresseur ?

On suit et adapte le traitement en se voyant régulièrement. Les visites chez le médecin et les tests s'ajustent à chaque personne. L'ajustement du traitement dépend de son efficacité et des changements dans la maladie.

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