4 minutes de lecture

RCUH et Crohn : Comprendre et Gérer la Maladie

Écris par
Lucas Hougnon
Mise à jour le
19/12/24 15:46

Les maladies inflammatoires de l'intestin, telles que la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, sont importantes. Elles causent une inflammation prolongée du tube digestif. Principalement, elles touchent les jeunes entre 20 et 30 ans.

En 2015, 212,700 personnes étaient concernées par ces maladies en France. La majorité avait la maladie de Crohn. Le reste souffrait de rectocolite hémorragique.

On ne comprend pas encore tout sur ces maladies. Mais, les experts étudient l'impact des gènes et de l'environnement. Ils cherchent à mieux comprendre ces troubles.

gestion de la maladie de Crohn

Points à Retenir

  • Les MICI englobent la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.
  • Ces maladies résultent d’une activité immunitaire excessive et affectent principalement les jeunes adultes de 20 à 30 ans.
  • Environ 212,700 personnes en France étaient concernées par les MICI en 2015.
  • La recherche se concentre sur les facteurs génétiques et environnementaux.
  • Les diagnostics et traitements évoluent continuellement pour mieux gérer ces affections.

Introduction aux Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin

Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin regroupent la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Elles causent une inflammation intestinale. Ces maladies peuvent provoquer des douleurs au ventre et des diarrhées.

La maladie de Crohn peut affecter tout le tube digestif, de la bouche à l'anus. Elle touche souvent la région iléo-cæcale. Par contre, la rectocolite hémorragique se limite au rectum et au côlon. Elles évoluent par périodes de poussées et de rémission.

Les personnes atteintes de MICI peuvent souffrir d'une malabsorption intestinale. Cela peut causer des carences alimentaires. En France, environ 140.000 personnes ont la maladie de Crohn, avec 4.000 nouveaux cas chaque année.

Il n'y a pas de traitement définitif pour ces maladies. Mais, des médicaments comme les aminosalicylés et les corticoïdes aident. Ils améliorent la qualité de vie. La chirurgie peut être nécessaire pour les complications graves.

Le tabac a un impact différent sur les MICI. Il aggrave la maladie de Crohn mais peut protéger contre la rectocolite hémorragique. Une appendicectomie avant 20 ans influence aussi le risque de ces maladies.

Les MICI sont plus communes dans les pays du Nord. L'hérédité joue aussi un rôle dans leur apparition.

Comprendre RCUH et Crohn

Les MICI comme la RCUH et la maladie de Crohn sont au cœur des défis médicaux. Elles affectent la vie des patients de manière significative. Bien qu'elles se ressemblent sur certains points, le traitement diffère entre elles.

Définition de RCUH

Environ une personne sur mille souffre de RCUH en France. L'âge moyen de survenue est de 34 ans. Cette maladie affecte le rectum et le côlon, causant diarrhée et saignements.

Le risque de cancer du côlon est plus élevé chez les patients de RCUH. C'est surtout vrai pour ceux dont la maladie s'étend au-delà du côlon gauche depuis plus de dix ans. Les cas sévères peuvent mener à des complications comme l'amaigrissement ou la perforation du côlon.

Définition de la Maladie de Crohn

La maladie de Crohn peut toucher tout le système digestif. En France, elle affecte environ 120,000 personnes. Les symptômes incluent douleurs abdominales, diarrhées chroniques, et perte de poids.

Les symptômes varient selon les parties du tractus gastro-intestinal touchées. Les facteurs génétiques, dont des mutations du gène CARD15/NOD2, ont un rôle important. Ils augmentent le risque de développer cette maladie.

Symptômes des MICI : Ce Qu'il Faut Savoir

Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) regroupent deux maladies principales : la rectocolite hémorragique (RCUH) et la maladie de Crohn. Elles peuvent causer divers symptômes parfois difficiles à vivre. Ces symptômes affectent la qualité de vie des patients.

Symptômes de RCUH

La rectocolite hémorragique se fait connaître par douleurs abdominales, diarrhées sanglantes avec glaires, et grande fatigue. Les personnes atteintes peuvent aussi avoir de la fièvre et perdre du poids. Elles ressentent souvent le besoin urgent d'aller aux toilettes.

Les symptômes de la RCUH ne sont pas constants. Ils alternent entre moments difficiles et périodes de calme.

Symptômes de la Maladie de Crohn

La maladie de Crohn cause aussi des douleurs abdominales fréquentes. Mais les symptômes changent selon où se trouve l'inflammation. Les lésions anales Crohn sont une complication particulièrement grave.

Cette maladie touche différemment les parties de l'intestin. Certains ont des problèmes à l'iléon et au côlon, d'autres au côlon seul, et d'autres à l'intestin grêle.

  • Les poussées alternent avec des moments de rémission.
  • Il peut y avoir des sténoses, perforations, fistules et hémorragies.
  • Environ 20 % des patients ont aussi des symptômes hors du système digestif.

La RCUH et la maladie de Crohn partagent des symptômes comme douleurs abdominales, fatigue, fièvre, et perte d'appétit. Mais chaque maladie a ses particularités qui nécessitent un diagnostic précis. Il est crucial de surveiller ces maladies pour bien traiter et éviter pires complications.

Diagnostic des Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin

Commençons par les bases nécessaires pour identifier les MICI. Il faut se fier à plusieurs éléments. Ce sont les critères cliniques, les tests en laboratoire et l'utilisation d'outils comme la coloscopie et l’IRM.

Critères Cliniques et Biologiques

Le premier pas dans l'évaluation d'une MICI c'est un examen biologique complet. Il inclut la vérification de plusieurs marqueurs dans le sang et les selles. Par exemple, la calprotectine fécale indique l'inflammation si elle dépasse 150 µg/g de selles. L'anémie est aussi un signe à surveiller. Chez l'homme, un niveau d'Hb sous 13g/L et chez la femme sous 12g/L est préoccupant.

  • Numération Formule Sanguine (NFS)
  • CRP
  • Calprotectine fécale
  • Ionogramme sanguin
  • Créatininémie
  • Albuminémie
  • Ferritinémie

Outils Endoscopiques et d'Imagerie

Le diagnostic précis de la maladie de Crohn et de la rectocolite hémorragique nécessite une iléo-coloscopie. C'est crucial pour inspecter l'intestin et prendre des biopsies. Ensuite, l'IRM est très utile, surtout pour la maladie de Crohn. Elle aide à repérer des problèmes comme les fistules et les abcès.

Il ne faut pas oublier l'importance de l'endoscopie pour diagnostiquer les MICI. Atteindre une rémission clinique et soigner la muqueuse sont essentiels. Cela permet d'éviter une opération dans les cinq ans.

Les Causes et Facteurs de Risque

Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) ont des causes complexes. Nous allons voir les facteurs génétiques, environnementaux et l'importance du microbiote intestinal. C'est crucial pour contrôler la maladie.

Facteurs Génétiques

La génétique MICI est clé dans ces maladies. Le gène NOD2/CARD15 a été découvert en 2001. Depuis, plus de cent gènes de susceptibilité ont été trouvés. En France, près de 100 000 personnes sont affectées par les MICI.

Facteurs Environnementaux

Les facteurs environnementaux jouent un grand rôle dans les MICI. Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'industrialisation a augmenté l'incidence de ces maladies. Le tabagisme, la pollution et une alimentation riche en graisses animales sont des facteurs de risque.

Rôle du Microbiote Intestinal

Le microbiote intestinal et inflammation est crucial pour comprendre les MICI. Un déséquilibre du microbiote peut aggraver l'inflammation. Les scientifiques étudient l'influence de la diversité bactérienne et la présence de pathogènes dans les MICI.

Comprendre la génétique MICI et le rôle du microbiote ouvre de nouvelles voies pour traiter les MICI. En approfondissant ces domaines, on souhaite trouver des traitements plus précis et efficaces.

Traitements de la Poussée Inflammatoire

Pour lutter contre les poussées inflammatoires de l'intestin, on utilise divers médicaments. Ces traitements varient selon la gravité de la poussée. Ils s'ajustent aussi en fonction des effets sur la personne.

Médicaments Utilisés

Les 5-ASA sont essentiels pour traiter les MICI, surtout la rectocolite hémorragique. Ils diminuent l'inflammation et empêchent les crises. Les corticoïdes, comme la prednisone, traitent des cas modérés. Le budésonide est choisi pour ses moindres effets secondaires.

Quand les corticoïdes échouent (CDAI > 150), on ajoute des médicaments comme l'azathioprine. Cela aide 30% des patients dépendants aux corticoïdes. Les immunosuppresseurs sont alors essentiels pour éviter les effets à long terme.

Prise en Charge Hospitalière

Les poussées graves nécessitent parfois une hospitalisation. Cela assure une attention détaillée et des traitements rapides. Les soins en hôpital visent à stabiliser la situation.

Il est crucial de faire des suivis réguliers. Cela permet de détecter les exacerbations et les complications tôt. Une approche personnalisée, basée sur la classification de Montréal, améliore la gestion de la maladie de Crohn.

Traitements de Fond et Biothérapies

Les maladies inflammatoires de l'intestin ont une nouvelle solution : les traitements de fond et biothérapies. Ces méthodes incluent des médicaments qui suppriment l'immunité, comme azathioprine. Elles comprennent aussi des traitements biologiques tels que infliximab et vedolizumab. Ces traitements ont amélioré la vie de beaucoup de patients.

Immunosuppresseurs

Les médicaments comme azathioprine et la mercaptopurine aident à calmer le système immunitaire. Ils réduisent l'inflammation sur le long terme. Par contre, il faut bien surveiller les effets secondaires possibles.

L'azathioprine peut causer des nausées ou d'autres soucis de santé. C'est pourquoi un suivi attentif des patients est crucial. Cette attention aide à limiter les risques.

« Une étude en Europe montre que ces médicaments diminuent le risque d'opération et d'hospitalisation pour le Crohn. »

Thérapies Biologiques

Les biothérapies, comme infliximab, sont une avancée majeure. Elles sont utilisées surtout pour les cas graves de maladie de Crohn. Ces traitements se combinent souvent avec des immunosuppresseurs.

Par exemple, le vedolizumab empêche certaines réactions inflammatoires. Cela aide à contrôler la maladie et à réduire les symptômes. L'ustékinumab agit sur deux types d'interleukines, calmant le système immunitaire. Ce traitement est disponible depuis novembre 2016 pour les cas modérés à sévères de maladie de Crohn.

Les études montrent l'efficacité de ces traitements. Ils offrent de l'espoir pour contrôler les MICI sur le long terme. Leur usage tôt, souvent deux ans après le diagnostic, a un effet positif sur la maladie.

Vivre avec RCUH et Crohn

Vivre avec le RCUH et la maladie de Crohn est un vrai défi. Le soutien adapté et de bonnes stratégies sont clés pour une qualité de vie avec MICI. Beaucoup changent leur quotidien à cause de symptômes comme les problèmes gastro-intestinaux et le stress. Il faut faire attention à tous les aspects de la vie.

“Selon une étude de l'AFA, une personne malade sur trois trouve difficile de mener une vie sentimentale à cause de leur condition.”

Gérer au quotidien le Crohn demande une stratégie globale. Cela veut dire surveiller son alimentation et consulter régulièrement son médecin. Les visites pour des examens comme les coloscopies doivent se faire comme recommandé.

Pour le RCUH, il y a différents soutiens disponibles. La Sécurité Sociale prend en charge 100 % des frais pour les ALD 30. Cela permet de couvrir entièrement les frais de traitement du RCUH et de Crohn.

Des aides existent aussi comme des applis pour trouver des toilettes publiques. En France, on trouve une toilette pour 4.610 personnes. À Paris, c'est une pour 3.000. À Marseille, c'était une pour 48.000 personnes en 2019.

Malgré leurs défis, beaucoup avec une MICI voient l'avenir avec optimisme. Plus d'un sur trois continue le sport normalement. Cela montre qu'avec les bonnes ressources, vivre bien avec ces maladies est possible.

Recherche Actuelle et Avancées Médicales

Les chercheurs explorent de nouveaux traitements pour les MICI. L'un d'eux, l'obefazimod, a donné de bons résultats pour la rectocolite hémorragique. Il est testé dans des essais cliniques depuis 2022, pris chaque jour par voie orale.

L'obefazimod a été bien accepté et efficace au bout de 8 semaines. Cette efficacité et sécurité se confirment après 48 et 96 semaines. Diminuer la dose de 50 mg à 25 mg a aussi été bénéfique.

Le développement de l'obefazimod continue, portant espoir à 200 000 patients en France. Ces personnes vivent avec une maladie inflammatoire chronique de l'intestin.

Autour de 90 % des patients avec la maladie de Crohn améliorent sous traitements anti-TNF initialement. Mais, 10 % perdent cette réponse avec le temps. Si les anti-TNF échouent, ils ont deux options en France : l'ustekinumab (Stelara*) et le vedolizumab (Entyvio*).

Une étude nommée SEQUENCE a montré que le risankizumab est aussi bon pour la rémission clinique et même meilleur pour la rémission endoscopique que l'ustekinumab. Des essais sur enfants pour l'upadacitinib et le risankizumab vont débuter prochainement, augmentant les options contre Crohn et RCUH.

Conclusion

Combattre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique est un grand défi pour la médecine. Notre objectif est de mieux comprendre ces maladies. Ainsi, nous pourrons mieux soigner les personnes atteintes.

À ce jour, plus de 150 gènes liés à ces maladies ont été découverts. Cela montre combien les facteurs génétiques sont complexes.

Notre intestin héberge près de 1014 microorganismes, incluant plus de 1 500 espèces bactériennes. Le déséquilibre de ce microbiote est souvent dû à notre alimentation, riche en graisses et protéines. Cela nous aide à comprendre les causes de la maladie de Crohn.

La recherche récente souligne l’importance de prévenir ces maladies en changeant nos modes de vie. Il est essentiel d'informer davantage le public sur les MICI. Ainsi, nous pouvons diminuer le nombre de cas de ces maladies.

De nouvelles découvertes médicales apportent de l'espoir. Elles permettent une détection précoce et offrent de nouveaux traitements. Patients et professionnels de santé voient un futur plus optimiste pour la gestion de ces maladies.

En résumé, poursuivre la recherche et l'éducation sur ces maladies est crucial. Travaillons ensemble pour un meilleur soutien et de nouvelles solutions thérapeutiques pour les MICI. Cela améliorera la vie des patients.

FAQ

Quelles sont les principales différences entre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCUH) ?

La RCUH touche le rectum et le colon. Elle cause diarrhée et saignement. La maladie de Crohn peut affecter tout le système digestif, de la bouche à l'anus. Les approches de traitement varient selon leur effet sur le système digestif.

Quels sont les symptômes courants des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) ?

Les signes des MICI incluent douleurs abdominales et diarrhée. On note aussi saignements rectaux et, pour la maladie de Crohn, des lésions anales. Fatigue, perte d'appétit et parfois fièvre peuvent survenir, ainsi que des symptômes hors de l'intestin.

Comment diagnostique-t-on les MICI ?

Pour diagnostiquer les MICI, on étudie d'abord les symptômes et fait un bilan biologique. L'endoscopie permet de voir à l'intérieur. On se sert de l'IRM pour l'intestin grêle, surtout pour la maladie de Crohn.

Quelles sont les causes des MICI ?

Les MICI viennent de causes variées : génétique, environnement (comme fumer, la pollution) et le microbiote intestinal. Tous ces éléments jouent un rôle dans l'apparition et la gravité des MICI.

Quels traitements sont disponibles pour les poussées inflammatoires ?

On traite les poussées inflammatoires des MICI avec des anti-inflammatoires, par exemple les 5-ASA et les corticoïdes. Le traitement dépend de la spécificité de la maladie. Pour les cas sévères, un séjour à l'hôpital peut être requis.

Quelles sont les options de traitement à long terme pour les MICI ?

À long terme, les MICI se gèrent avec des immunosuppresseurs et des biothérapies. Ils aident à contrôler l'immunité et diminuent l'inflammation durablement.

Comment vivre avec la maladie de Crohn ou la RCUH ?

Avec un traitement adéquat et un suivi médical, une bonne qualité de vie est possible malgré les MICI. Gérer son alimentation et faire des contrôles médicaux réguliers est essentiel pour surveiller l'évolution de la maladie.

Quelles sont les dernières avancées de la recherche sur les MICI ?

La recherche sur les MICI vise à améliorer les traitements, développer de nouveaux diagnostics et comprendre les causes de ces maladies. L'impact du microbiote et de l'environnement est aussi étudié pour découvrir des traitements spécifiques et plus efficaces.

POUR LES PERSONNES
SOUFFRANT DE MICI...
Coaching de 30 min offerte pour soulager vos symptômes

Découvrez des solutions personnalisées pour mieux vivre avec votre douleur. Profitez d’un échange gratuit avec un expert pour obtenir des conseils adaptés à vos besoins.

Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.